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hommage à Francis ROSSIER

Francis Rossier est décédé le 18 juillet 2014

Francis Rossier étant membre du conseil d'administration du comité de jumelage" Alpes mancelles dans l'Europe",ancien professeur de musique su collège Léo Delibes de Fresnay sur Sarthe .

Chaque année, puis tous les deux ans,des échanges scolaires internationaux se sont déroulés entre le collège Léo Delibes et la realschule de Bassum, un échange dynamique grâce à la volonté de deux hommes Dieter Delecat professeur d'arts plastiques à Bassum et Francis Rossier .
Francis Rossier a oeuvré pour l'amitié franco-allemande , de nombreux jeunes ont participé à ces échanges .

Jean-Paul COUASNON, Président de Maine-Basse Saxe - 27 mai 2008


Alors jeune président du comité Maine Basse Saxe, j'ai participé aux premiers contacts entre les élus de Fresnay et Bassum, qui faisaient suite à des rencontres de collégiens et de sportifs à partir de 1967, sous la houlette de  MM. Hellriegel et Lesourd.

Les maires des deux villes, MM. Steinecke et le Dr Riant, conscients de leur mission pacifique et amicale, ainsi que  leurs proches collègues, se sont engagés dans cette aventure avec beaucoup de naturel et une détermination souriante.

Rapidement, l'idée d'un jumelage des deux communes a été évoquée et cette cérémonie s'est préparée dans un étonnant climat de confiance et d'amitié, comme cela avait été le cas pour Le Mans avec Paderborn, Sablé avec Bückeburg, La Flèche avec Obenkirchen, Loué avec Harpstedt

Ces Sarthois, parmi les premiers citoyens de l'Europe, étaient conscients de leur responsabilité historique et avançaient heureux et sereins dans cette voie nouvelle. 

Mark TONG, Président du Twinning Association - 10 mai 2008


Lorsque M. Vielle et Serge Letort sont venus la première fois à Spilsby, il y a de nombreuses années, ils ont passé quelques heures en voiture autour de Spilsby à chercher M. Toto, mais personne à Spilsby ne connaissait cette personne.

Par la suite, ils ont découvert qu'ils recherchaient M. Tong, mon père. Ils ont été récompensés de leur persévérance, puisque nous célébrons ici aujourd'hui 20 ans d'expériences partagées et d'amitié.

Nous pouvons être satisfaits de ce qui a été réalisé au cours des années, et il nous appartient de les poursuivre encore.

Hommage de Bassum à Jean CHIROUTER - 15 janvier 2008

Chers amis de Fresnay,

C'est avec une pénible surprise que nous avons appris la nouvelle du décès de Jean Chirouter.

Il fut l'un des premiers Fresnois que nous ayons connu en 1967.

A partir de ce moment, le développement des relations entre nos deux pays, et en particulier entre nos deux communes, lui tint à cœur, bien qu'il ait passé une partie de la guerre comme prisonnier en Allemagne.

Il nous demanda même un jour d'essayer de retrouver le docteur allemand qui l'avait opéré dans un hôpital à cette époque, mais malheureusement il était déjà décédé.
En 1972, Jean Chirouter fut parmi les conseillers municipaux qui signèrent la charte du jumelage. Une longue et sincère amitié le lia ensuite avec la famille de notre ancien maire M. Steinecke.

Depuis quelques années, sa santé ne lui permettait plus d'entreprendre le long voyage à Bassum, mais il était toujours très heureux de recevoir des visiteurs de Bassum à qui il aimait adresser quelques mots en langue allemande qu'il avait étudié entre-temps en prenant des cours.

Chers amis, nous n'oublierons jamais notre ami Jean Chirouter, et nous lui promettons de continuer sur le chemin dans lequel il s'est engagé avec tant de dévouement.

Que cette pensée aide - dans les jours à venir - sa famille, et surtout sa veuve, à qui nous adressons notre profonde sympathie.

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Acte de dédicace du Révérend Adrian SULLIVAN - 31 octobre 2000


Cathédrale de Lincoln - La salle du Chapitre

Nous sommes dans la salle du chapitre de la cathédrale de Lincoln. Le nom donné à un ensemble de prieurs est "un chapitre", et voici leur salle de rencontre où, depuis des centaines d'années, les prieurs sont venus de tout le Lincolnshire pour réfléchir au passé examiner le présent et se tourner vers l'avenir.

En cet ancien lieu de rencontre sont venus des gens de toute l'Europe, de Fresnay, de Bassum, et même de Spilsby.

Ici, dans la "cathédrale mère" du Lincolnshire, nous avons la possibilité de nous rappeler que nous sommes tous, les enfants de Dieu. Alors, s'il te plait Pascal, M. le Président, adresse nos salutations, depuis cette cathédrale, au Père Louis Prudhomme, M. Le curé de Fresnay.

C'est pourquoi la cathédrale de Lincoln serait l'endroit idéal pour consacrer nos cœurs, nos pensées, nos corps et nos âmes, au jumelage de nos communautés ici représentées.
Aussi laisse-nous Te prier…

Ô Seigneur, Père de tous,
dont ta gloire est consacrée en cette cathédrale,
nous te rendons grâce pour l'amitié et les liens
qui se sont créés entre les familles
et les communautés de Spilsby et de Fresnay.
Aide-nous à reconnaître le chemin que nous avons déjà fait dans nos cœurs,
et que notre apprentissage de ce chemin entre nos communautés
n'est pas aussi long que nous pouvions le penser.
Soit notre appui pour ce que notre voyage nous a apporté.
Et guide nos pas vers le futur,
afin que nous allions plus loin sur le chemin d'une meilleure compréhension
et que nous soyons les enfants de Dieu et les enfants de l'Europe.
Quelques instants de silence à présent pour penser à nos amis et nos familles
restés à Fresnay, à Bassum, ou à Spilsby…

Et nous te les remettons, ainsi que nous-mêmes, sous ta protection.
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Amen.

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Pascal DENNEBOUY, Président de l'Ecole de Musique - 1996

"Tu ne peux pas refuser, tu es Président de l'école de musique ; c'est important que tu accompagnes l'harmonie en Angleterre !"

Cette petite phrase résonne toujours en moi, car elle allait changer bien des choses.

C'est donc, à contre cœur, que j'acceptai, accompagné de ma femme et deux de mes enfants, de me joindre aux musiciens fresnois vers Spilsby, ville jumelle de Fresnay. Les échanges de chorales avec Bassum en Allemagne, auxquels je participais depuis 1983, avaient conforté mon état d'esprit pro-allemand jusqu'aux os ; alors vous comprenez, moi les anglais, non merci !

Après un trajet passé à bougonner, je constatai avec surprise que les maisons de briques, avec leurs fenêtres aux menuiseries blanches, ressemblaient beaucoup à celles que je connaissais en Allemagne du nord.

A la descente du car, un homme d'allure jeune, blue jean, cheveux mi-longs et boucle d'oreille, nous prit en charge pour nous conduire chez le prêtre que l'on nous avait annoncé, avant notre départ, comme étant notre famille d'accueil.
Une petite route nous mena sur les hauteurs d'une colline où se tenait une église à faire frémir et qui, aucun doute possible, dut servir aux tournages des films de Hitchcock. Arrivés à la maison, cachée par le grand édifice, nous fûmes accueillis par une femme souriante, mais nulle trace du prêtre en question. Le type, qui nous avait conduit, entra alors derrière nous, et nous comprimes qu'il s'agissait de son mari… mais alors, c'était LUI le prêtre ???

En pénétrant dans la salle à manger, j'eus l'impression d'entrer dans un magasin de musique : il ne manquait rien aux besoins d'un orchestre (batterie, piano, guitares électrique et acoustique, flûtes en tous genres, saxophones, viole de gambe, tambourin, et des quantités de partitions).
Après le dîner - tout à fait correct soit dit en passant - nos hôtes nous proposèrent d'aller dans un pub, ou bien de rester à la maison pour faire de la musique, ce qui eut notre préférence après la fatigue du long voyage. Les parents et leurs deux filles aînées sortirent alors leurs instruments et nous enchantèrent par d'envoûtantes mélodies irlandaises.

Nous étions tout bonnement tombés chez un couple qui, comme nous avait quatre enfants. Le père était bien prêtre anglican et, qui plus est, d'origine irlandaise catholique, chose que nous ne pouvions imaginer. En une soirée, nous fumes totalement conquis par cette famille qui nous ressemblait tant. Parents et enfants parlaient un peu le français, mais connaissaient aussi des bribes d'italien ou d'allemand, que nous utilisions, à mon grand bonheur, lorsque le vocabulaire franco-anglais nous faisait défaut.
Nous étions, au fin fond de l'Angleterre, chez des européens convaincus, comme nous n'en avons jamais rencontré ailleurs.

Quelques années plus tard, après le passage à l'Euro, nos amis nous parlèrent directement dans cette nouvelle monnaie - tout en ayant conservé la Livre Sterling - alors que nos compatriotes français ne faisaient que peu d'effort pour s'y mettre.

Comme beaucoup, j'ai souvent pensé que les anglais ne valaient pas le déplacement, eh bien, je dois vous dire aujourd'hui combien je regrette de les avoir jugés ainsi sans les connaître, eux sans qui ma vie n'aurait pas eu la même saveur.

Petite précision… l'Angleterre est un pays riche de ses habitants, de sa culture musicale, et de sa gastronomie accompagnée... de bières et whiskys que les allemands n'ont pas !

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Discours de M. KRÜGER, Stadtdirektor - Juin 1977

Chers amis de Fresnay,

En 1972, j'étais pour la première fois en France, à Paris.

Jusque là, je m'étais construit une image de la France par des récits, des photographies et - évidemment - par l'histoire. Et ces récits remontent loin, jusqu'à mon enfance. Les hommes, qui avaient participé à la 1re guerre mondiale et - en particulier ceux, qui avaient été en France - racontaient volontiers leurs aventures et rencontres avec le pays et les hommes. Ces récits avaient pour moi, étant enfant, un goût d'aventure mais en même temps, me laissaient pensif et c'est, par ces récits, que se formait la première image, encore très floue, de l'homme français.

En 1940, nous logions, dans notre maison (une ferme à la campagne), un jeune français qui subissait le sort amère de la captivité. Il s'appelait Jean et était un très brave garçon. Il me serait très agréable de le revoir. Il travaillait seul avec ma grand-mère sur la ferme et j'étais étonné de ses connaissances de la langue française, qu'elle avait acquises, car d'ordinaire, elle ne me parlait qu'en patois. Elle connaissait des mots comme : chaise longue, retour, adieu, rouleau, porte-monnaie, trottoir, chaussée, et ainsi de suite.

L'histoire nous explique le fait :
Vers 800 après J-C, il existait le grand empire de Charlemagne, qui unissait français et allemands. Plus tard, Frédéric 1er, roi de Prusse, avait des préférences pour l'esprit français dans la littérature et dans la philosophie et attirait à sa cour Voltaire et d'autres esprits moins bien vus en France à cette époque. Et n'oublions pas Napoléon. Il a, jusqu'à nos jours, influencé notre législation et notre constitution. Le peuple français et le peuple allemand sont étroitement liés par l'histoire et par la culture. Et ce qui a du arriver, avant que - sous Schuman et De Gaulle pour la France et Adenauer pour l'Allemagne, la réconciliation de nos deux peuples aient lieu, ce qu'avaient commencé dans les années 1920 A. Briand et J. Hesemann si plein d'espoir.

Il y a peu de temps, que votre Président, M. Valérie Giscard d'Etaing et notre Chancelier Schmidt se sont rencontrés à Bonn, afin d'approfondir les liens entre nos deux peuples. Ces rencontres en raison d'Etat sont très importantes, mais peu efficaces sans la travail à la base.

En 1972, j'étais aussi pour la 1re fois dans votre belle et vieille ville. Avant, j'avais de la peine à croire des récits faits par des gens qui avaient déjà profité de votre généreuse hospitalité, mais, l'expérience faite, cela passait au delà de ce que je m'attendais. Je me demande bien souvent comment se fait-il, qu'il y a tant d'amitié, cette amitié qui sort du fond du coeur.

Je ne trouve pas d'explication et je suis parfaitement conscient, qu'il ne s'agit pas d'une idée passagère.

Il existe, dans notre langue, un mot très simple : Danke schön - Merci bien. Merci bien pour votre hospitalité de nouveau si généreusement offerte.

Laissez-nous renouveler ce qui est écrit dans le document du jumelage de 1972...
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Camille BERTHE, Curé de Fresnay - 1973

Chers amis,

Je suis donc allé à Bassum - en Basse Saxe - avec la délégation fresnoise, pour le jumelage Fresnay - Bassum, du vendredi 8 au jeudi 14 juin.
Devinant que la communauté chrétienne de Fresnay aimerait savoir ce que fut ce voyage et mes impressions, j'en ai parlé aux messes du dimanche 17... A la suite de quoi, beaucoup m'ont demandé mon texte ...
Eh bien le voici ...
Deux motifs m'ont poussé à ce voyage :
Le 1er ? Je pense qu'il est préférable de se serrer la main entre allemands et français, plutôt que de s'envoyer des bombes.
Le 2me ?  Sachant que la région était protestante, j'avais là, une occasion de rencontrer des frères séparés, et de faire faire ainsi un tout petit pas, selon mes pauvres moyens, au rapprochement entre catholiques et protestants.

PREMIERE IMPRESSION :

Nous étions au départ, une quarantaine de Fresnois, de tous âges, de toutes conditions, de toutes opinions, qui nous connaissions depuis des années, pour nous voir, sans plus, et cheminions chacun sur notre route.
Au milieu de nous, quelqu'un que nous ne voyons habituellement que pour les actes officiels ; mais cette fois, il était là, comme l'un de nous, dans le car, avec sa femme, sa grande fille, Véronique ... si bien que de personnage officiel après 15 heures de route vécues ensemble, des stations pleines de bonne humeur - aux "restoroutes", ce n'était plus "Monsieur le Maire", mais le grand frère, sa famille, des familles, une grande famille, où chacun fait effort, pour créer une ambiance de cordialité dans le respect mutuel de nos diversités.
Première expérience donc, pour moi jamais faite sur ce plan ... et qui ne sera que confirmée par les 15 heures de route, de nuit et de jour, du retour.

Partis à 21h30 le vendredi soir, après avoir roulé, roulé sur l'autoroute (1100 km) nous décrochions, pour nous engager dans la campagne allemande, et arriver vers 17H30 dans cette petite ville de Bassum, aux coquettes maisons individuelles, entourées chacune de son jardinet plein de fraîcheur, de verdure et de fleurs.
Sur la place de la mairie, la foule est là, qui attend les arrivants, des arrivants un peu inquiets, chacun, des contacts qu'il va falloir prendre avec des gens qu'on ne connaît pas, et qui plus est, dont on ne connaît pas la langue, ou si peu... et dont l'histoire des rapports réciproques est si lourde.
Descendus du car, notre inquiétude disparaît vite. Le "Bourgmestre" est là : un homme jeune, dynamique. Il nous adresse le salut de Bassum.
Le docteur Riant lui exprime le notre, et celui de tous ceux qu'il représente, là-bas à Fresnay.
A l'appel de notre nom, nous recevons chacun un dossier de renseignements, le nom de la famille qui nous héberge, puis... le 1er contact avec nos hôtes.
Mes hôtes, M. Schmidtpott, qui était venu l'an dernier à Fresnay pour le jumelage, était là, ainsi que sa femme.
Nous montons dans la voiture et arrivons à la maison.
Présentation de la maison : première conversation où le dictionnaire s'avère indispensable.
Sur son désir exprimé de prendre contact avec le Pasteur protestant, j'apprends qu'il y a ici 3 communautés chrétiennes : l'une catholique, 2 protestantes : des "Luthériens" et des chrétiens "apostoliques".
Si bien qu'il m'est ainsi possible, en fonction de ces renseignements, d'organiser ma journée du lendemain : Dimanche de la Pentecôte.
A 10h30, à l'hôtel de ville, Cérémonie du jumelage, qui mériterait un compte-rendu particulier pour son style, simple, direct, et surtout pour le contenu des discours si francs et si ouverts !
Cérémonie suivie d'un repas fraternel d'une centaine de couverts, ce qui, me permit, étant près d'un des pasteurs protestants, de parler de Celui qui, dans notre diversité, nous unit en profondeur : LE CHRIST.

Au terme de la journée, vers 19h30, célébration de la messe dans l'Eglise catholique : messe où nous ne pouvons pas, en ce jour de la Pentecôte, ne pas évoquer le début du plus profond et du plus vaste de tous les jumelages, celui qui a commencé à Jérusalem, voilà bientôt 2000 ans, devant le Cénacle, entre tous ces hommes de toutes langues, de toutes nations, stupéfaits de comprendre - chacun dans sa propre langue - grâce à l'Esprit Saint, à l'Esprit d'unité, la Bonne Nouvelle destinée à tous les hommes.

Revenus le lendemain matin dans cette même église pour la messe du Lundi de Pentecôte, à 10h00 (car ce lundi de Pentecôte est chômé en Allemagne, comme l'Ascension ou Noël chez nous), je concélébrai avec le prêtre allemand.
Après qu'il eut proclamé l'Évangile dans sa langue, je le lisais en français.
La Prière Eucharistique - nous l'avons lue aussi, bien sûr, ensemble, en latin, et chanté ensemble le Pater. Le baiser de paix - ce signe d'amitié que nous pouvons nous manifester au moment de la Communion - avait alors un sens tout particulier entre lui et moi.
Il m'invita à distribuer le Pain de l'Unité ... Et en même temps que lui, je chantai l' "Ite Missa est"... Allez dans la paix du Christ : Bref, une Messe où nous avons senti à quelle profondeur, des hommes si divers peuvent être unis dans celui qui est venu, comme Il le dit Lui-même, refaire l'unité des fils dispersés.

D'AUTRES IMPRESSIONS ? les voici :

Le sens de l'hospitalité, c'est à dire la présence, la prévenance vis à vis de celui que vous avez invité chez vous.
La délicatesse - (pour ma part j'en ai été le témoin) - des membres de la famille les uns pour les autres, des 2 grands jeunes gens envers leurs parents et des parents envers leurs 2 jeunes grands.
La simplicité avec laquelle mes hôtes ont ouvert l'album des photos de famille pour me montrer, soit la grand-mère, les enfants alors tout petits, et évoquer par là, sur le plan de la famille, la résonance des conflits qui ont ébranlé l'Europe durant les guerres 14-18, 39-45 ;
ainsi la photo - des oncles en soldats allemands "14-18", du Maître de maison, soldat lui aussi en 39-45 et prisonnier 3 ans en Russie ;
l'évocation à cette occasion de mes 5 années de captivité en Bavière ;
notre désir réciproque qu'on ne voit plus cela ;
notre joie de constater que grâce aux moyens de communication : autoroutes, télévision, échanges, il se passe maintenant quelque chose à la base, car c'est là, à la base, dans ces contacts familiaux, que se posent les assises, les fondations d'une compréhension entre nos 2 pays voisins, et par là, d'une coopération qui devrait déboucher que une paix solide, durable...
Et ce qui doit nous réjouir, c'est de voir que ces échanges se font surtout entre ceux qui ont tout leur avenir devant eux : nos jeunes.
Alors tous les aînés, et je pense que c'est là notre rôle, travaillons de toutes nos forces à les aider à réussir ces perspectives de compréhension et de paix.

Aujourd'hui, dans toute l'Eglise, donc aussi bien en Allemagne qu'en France, aussi bien chez les protestants que chez les catholiques, nous fêtons la Sainte Trinité : c'est à dire Dieu-famille : Père, Fils et Saint Esprit ; famille dans laquelle nous sommes entrés à titre de Fils par le baptême !!

PERE, donne à tous les hommes, par ton Fils Jésus-Christ, ton Esprit de famille, l'Esprit Saint, afin que nous vivions ici entre nous : français-fresnois, français-allemands, et autres peuples, en frères.

                                                                                              Camille Berthé.
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Dernière mise à jour : vendredi 18 novembre 2016